Partout en Europe et en France, les libertés associatives et culturelles font l’objet de pressions croissantes : remise en cause des subventions, contrôles administratifs accrus, censures ou pressions sur les contenus jugés « polémiques », intimidations envers des artistes ou des structures engagées, instrumentalisation du débat sur la « neutralité » culturelle. Ces dynamiques ne relèvent pas d’incidents isolés mais s’inscrivent dans une offensive plus large, portée par des postures réactionnaires et exacerbées par les idées d’extrême-droite, gagnant du terrain jusque dans des espaces institutionnels ou médiatiques.
Face à cela, il est urgent de rappeler que le respect de la diversité culturelle, des participations citoyennes et des libertés est un marqueur démocratique de nos sociétés. Cette table-ronde propose d’interroger comment les acteur⋅ices de la culture — associations et organisations de l’ESS, artistes, travailleur⋅euses, bénévoles, réseaux professionnels et syndicaux — s’organisent concrètement pour résister et réaffirmer la valeur sociale, démocratique et émancipatrice de la culture. Il s’agira notamment de discuter :
- des formes que prennent ces pressions selon les territoires et les filières (rural/urbain, disciplines, statuts) ;
- des stratégies de défense et de riposte déjà à l’œuvre (juridiques, syndicales, médiatiques, de plaidoyer) ;
- des alliances construites ou à construire avec d’autres secteurs de l’économie sociale et solidaire, porteurs de valeurs et d’enjeux communs (démocratie, coopération, utilité sociale) ;
- de la place des personnes dans cette réaffirmation :comment les personnes, en résistance, peuvent affirmer l’exercice de leurs droits fondamentaux, par leur participation citoyenne à la vie culturelle, en partageant la dignité de leurs pratiques culturelles, la capacité d’action, la création d’associations, les coopérations sur les territoires,..
