Ce temps propose de croiser les regards de plusieurs filières artistiques et culturelles — spectacle vivant, arts visuels, cinéma, musiques actuelles, livre, radios et médias… — confrontées à des dynamiques communes de marchandisation et de concentration. Rachat de structures indépendantes par de grands groupes, financiarisation des lieux et des festivals, dépendance croissante aux plateformes numériques, standardisation des contenus au détriment des formes plus exigeantes ou minoritaires, managérialisation de la gestion, intégration du new public management dans les relations avec les pouvoirs publics (marchés publics, évaluation de l’impact…) : ces phénomènes, bien que spécifiques à chaque secteur, dessinent une trajectoire commune qui fragilise l’écosystème culturel dans son ensemble.
Au-delà de constats à partager, la table-ronde explorera les pistes de transition et d’alternatives déjà à l’œuvre : principes et modèles portés par l’économie sociale et solidaire (spécificités associatives, coopératives, mutualisation des moyens, gouvernance partagée), mais aussi d’autres stratégies organisationnelles développées par les acteur.ices elleux-mêmes pour préserver leur autonomie et la diversité : relocalisation des activités, réseaux de solidarité inter-structures, circuits courts de production et de diffusion…
En toile de fond de ces échanges : la nécessité de préserver et défendre la diversité des expressions artistiques et culturelles ainsi que la participation à la vie culturelle, comme condition d’une vie démocratique vivante et pluraliste.
